Huile essentielle de Verveine citronnée (Aloysia citrodora)
Résumé : L’huile essentielle de verveine citronnée est distillée à partir des feuilles d’un petit arbuste d’Amérique du Sud, Aloysia citrodora, aussi nommé Lippia citriodora. Riche en citral (néral et géranial), elle est classée par la littérature aromathérapeutique de référence parmi les huiles essentielles calmantes et anti-inflammatoires, avec un usage traditionnel dans l’angoisse, le stress, l’insomnie et les troubles digestifs inflammatoires. Son rendement de distillation très faible en fait l’une des huiles essentielles les plus coûteuses : elle s’emploie surtout en olfaction et en diffusion, ou en dilution cutanée très basse. Les études publiées sur l’huile entière restent rares et précliniques.
➤ Note : les informations ci-dessous sont données à titre documentaire et ne remplacent pas un avis médical ou pharmaceutique. Les indications citées reposent sur l’usage traditionnel en aromathérapie et sur les ouvrages de référence, rarement sur des essais cliniques. Les voies orale et rectale relèvent d’un professionnel de santé formé à l’aromathérapie.
Tout savoir sur la verveine citronnée – Navigation rapide dans l’article
- Qu’est-ce que l’huile essentielle de verveine citronnée ?
- Bienfaits et propriétés
- Utilisations pratiques
- Comment utiliser la verveine citronnée ?
- Synergies recommandées
- Précautions d’emploi
- Composition biochimique
- Références bibliographiques
- Foire aux questions
Qu’est-ce que l’huile essentielle de verveine citronnée ?
La verveine citronnée est un petit arbuste à tige principale ligneuse, haut de 1 à 3 mètres, aux feuilles caduques, lancéolées, terminées en pointe, presque sans pétiole et disposées par trois. De couleur vert pâle, elles dégagent une forte odeur de citron lorsqu’on les froisse. Les petites fleurs, blanches ou mauve pâle, forment des épis lâches d’environ 10 centimètres. Originaire d’Amérique du Sud (Pérou et Chili), la plante pousse jusqu’à 3 000 mètres d’altitude et ne fructifie pas en Europe. Elle appartient à la famille des Verbénacées.
Son nom botanique varie selon les auteurs : les ouvrages de référence emploient Lippia citriodora ou Aloysia triphylla (L’Hér.) Britton, la littérature scientifique récente Aloysia citrodora Paláu. Ces appellations désignent la même plante. Cette fiche retient Aloysia citrodora et mentionne Lippia citriodora comme synonyme. Les noms courants sont verveine citronnée, verveine odorante, verveine citronnelle, herbe Louise et verveine du Pérou ; les anglophones disent lemon verbena.
L’huile essentielle est obtenue par distillation à la vapeur d’eau des feuilles (une source mentionne « plante et fleurs », mais les ouvrages de référence indiquent la feuille). Le rendement est extrêmement faible : Franchomme rapporte qu’il faut près d’une tonne de feuilles pour obtenir un kilo d’huile essentielle. L’huile est classée en niveau de prix élevé, ce qui explique qu’elle s’emploie surtout en olfaction (inhalation) et en diffusion. Le Maroc est une origine courante des lots commerciaux. Le liquide est jaune clair à jaune, avec une odeur citronnée, fraîche et sucrée, en note de tête.
Cette rareté ouvre la porte aux falsifications. L’odeur d’une huile authentique est celle de feuilles froissées, non celle d’une simple citronnelle. L’analyse par chromatographie en phase gazeuse (technique qui sépare et identifie les molécules d’une huile essentielle) apporte la confirmation : une huile authentique présente un pic spécifique de spathulénol (un alcool sesquiterpénique, c’est-à-dire une molécule aromatique de grande taille), absent d’une huile reconstituée. Les critères pour choisir une huile de qualité sont détaillés dans l’édito Comment reconnaître une huile essentielle de qualité.
Le mot « verveine » désigne plusieurs plantes sans lien entre elles. La verveine officinale (Verbena officinalis) est une herbacée des terres incultes, surtout employée en infusion. Le lemongrass, graminée tropicale du genre Cymbopogon, est appelé verveine des Indes, et la litsée citronnée verveine exotique. Plusieurs huiles essentielles partagent le citral et son odeur citronnée sans partager la composition complète ni les précautions : voir les fiches Lemongrass et Litsée citronnée, ainsi que Myrte citronné, également riche en citral. L’Eucalyptus citronné et la Citronnelle de Java reposent sur un autre aldéhyde, le citronellal, et ont un profil différent.
Bienfaits et propriétés
Propriétés principales
- Calmante et sédative. C’est l’une des propriétés les plus fortement cotées de cette huile essentielle, à un niveau élevé à très élevé selon les ouvrages. Franchomme attribue ce pouvoir aux aldéhydes (le citral), dont l’action passe en partie par l’odeur citronnée et ses voies de connexion entre nez et cerveau. Il décrit aussi une action dite négativante, c’est-à-dire un effet sur les charges électriques du système nerveux central, et note que le pouvoir calmant est renforcé quand on emploie la seule fraction aromatique de la plante plutôt que la plante entière.
- Antidépressive et harmonisante de l’humeur. Cette propriété, comme l’indication dans certaines dépressions, est cotée à un niveau élevé à très élevé selon les ouvrages. Elle trouve sa place en olfactothérapie (usage de l’odeur à visée émotionnelle) face à la morosité, à la mélancolie et à la tristesse.
- Anti-inflammatoire. Qualifiée de puissante, cette propriété est cotée à un niveau élevé à très élevé. Les travaux expérimentaux rapportés par Kaloustian et Hadji-Minaglou portent sur le citral isolé et sur l’huile essentielle de lemongrass : inhibition de NF-kappa B (une voie de signalisation de l’inflammation), de l’iNOS et de la COX-2 (deux enzymes impliquées dans l’inflammation). Ils ne portent pas sur l’huile essentielle de verveine entière.
- Antalgique et antinévralgique. L’action antalgique (contre la douleur) est cotée à un niveau notable à élevé, et l’action antinévralgique (contre les douleurs le long d’un nerf) est également décrite. L’huile est peu employée dans ce cadre à cause de son prix, au profit du lemongrass, de la litsée citronnée, de l’eucalyptus citronné et de la citronnelle de Java.
- Eupeptique, stimulante vésiculaire et pancréatique. Une huile eupeptique facilite la digestion. Cette action, comme la stimulation de la vésicule biliaire et du pancréas, est cotée à un niveau notable ; l’huile est aussi décrite comme stomachique (favorable à l’estomac).
- Antilithiasique et litholytique. Ces termes désignent une action sur les calculs (lithiases) : s’opposer à leur formation et favoriser leur dissolution. La propriété est cotée à un niveau notable, avec l’indication de la gravelle.
- Régulatrice endocrinienne. L’huile est décrite comme hormon-like (dont l’action ressemble à celle d’hormones) sur la thyroïde et le pancréas, et stimulante gonadique (testicules, ovaires).
- Anti-infectieuse à spectre étroit. Cette propriété est cotée à un niveau notable ; Franchomme la juge variable. Sur Candida albicans (levure responsable des mycoses), il rapporte que l’huile essentielle de verveine citronnée a montré l’activité antifongique la plus nette parmi les huiles à aldéhydes testées, et relie cette supériorité au spathulénol.
- Action cardiovasculaire secondaire. L’action calmante centrale s’accompagne d’un effet antihypertensif secondaire. Les indications cardiovasculaires sont cotées à un niveau élevé.
- Autres actions rapportées : antipyrétique (qui abaisse la fièvre), stimulante splénique (rate) et stimulante nerveuse, avec une action décrite sur le cervelet et le système nerveux central.
Propriétés énergétiques
Dans le registre énergétique traditionnel, la verveine citronnée apporte calme et détente, prépare au sommeil et rehausse les vibrations. Ce registre l’indique pour la femme enceinte angoissée par l’accouchement ou avant une intervention chirurgicale. Elle y est décrite comme optimiste, tournée vers l’avenir, porteuse d’espoir. Le principe de ces correspondances est présenté dans l’article Le soutien énergétique des huiles essentielles.
Ce que disent les études
La littérature scientifique publiée sur l’huile essentielle entière de verveine citronnée reste limitée à ce jour ; les propriétés décrites ci-dessus s’appuient surtout sur les ouvrages de référence en aromathérapie. Une étude de laboratoire (Abuhamdah et al., 2015) a analysé une huile essentielle de feuilles d’Aloysia citrodora obtenue par hydrodistillation. Elle a mesuré l’inhibition de la fixation de la nicotine sur ses récepteurs, une activité antioxydante et une protection de cellules de neuroblastome (cellules nerveuses en culture) contre la toxicité du peroxyde d’hydrogène et du peptide bêta-amyloïde. Ces résultats in vitro (en laboratoire, sur des cellules) ne démontrent aucun effet chez l’humain. Aucun essai clinique sur cette huile essentielle n’a été retrouvé dans les sources consultées pour cette fiche.
Utilisations pratiques
Stress, angoisse, sommeil et humeur
C’est l’usage le plus documenté. Les voies privilégiées sont la diffusion et l’olfaction ; les voies cutanée et orale viennent ensuite. Pour les troubles de l’humeur et l’anxiété pendant la grossesse, Danièle Festy propose de diffuser l’huile essentielle seule, 30 minutes le matin et 30 minutes le soir. Pour le baby blues, elle diffuse à tour de rôle bergamote, géranium rosat, mandarine et verveine citronnée, 15 minutes trois fois par jour.
Pour la dépression nerveuse, Baudoux publie une formule à parts égales (1 ml de chaque) d’huile essentielle de verveine citronnée, de marjolaine des jardins, de yuzu et d’encens, dans 6 ml d’huile végétale de noyaux d’abricot. Elle se prend à raison de 3 à 4 gouttes dans un peu de miel, d’huile végétale ou de sucre de canne, une à trois fois par jour, et se dépose aussi sur la face interne des poignets (méthode olfactive). La voie orale relève d’un professionnel formé.
Pour des repères sur le stress et le sommeil, voir les articles Crises d’angoisse, anxiété et nervosité, Quelle huile essentielle choisir pour mieux dormir avant la rentrée et Aromathérapie et stress : la tradition confirmée par la science, qui explique le rôle de la voie olfactive.
Digestion, voies biliaires et voies urinaires
L’entérocolite (inflammation de l’intestin), la maladie de Crohn et la cholécystite (inflammation de la vésicule biliaire) figurent parmi les indications, à un niveau élevé ou notable selon les ouvrages. L’amibiase (parasitose intestinale) et le diabète sont aussi cités. La cystite à colibacille (infection urinaire), la gravelle et les lithiases rénales relèvent de l’action antilithiasique ; la formule publiée pour les calculs rénaux et salivaires associe verveine citronnée, cannelle de Chine, romarin à camphre et camomille noble, par voie orale en cures de longue durée sous encadrement professionnel. Ces situations relèvent d’un suivi médical : l’huile essentielle s’inscrit dans la tradition comme un appoint, jamais comme un substitut.
Muscles, tendons et articulations
Les inflammations musculo-tendino-articulaires et les rhumatismes figurent parmi les indications. Par voie cutanée, une dilution à 1 % d’huile essentielle est indiquée pour l’action anti-inflammatoire et sédative.
Cœur, respiration, peau et système nerveux
L’hypertension artérielle, la coronarite (atteinte des artères coronaires), la tachycardie et la fatigue cardiaque sont citées à un niveau d’indication élevé. L’asthme l’est aussi, en prévention des crises seulement : l’huile essentielle ne remplace jamais la médication de crise. Le psoriasis est cité à un niveau notable. La sclérose en plaques est rattachée à un niveau élevé, sans étude clinique à l’appui ; un suivi neurologique reste indispensable. Cet usage traditionnel ne remplace aucune médication prescrite et ne justifie aucune modification d’une ordonnance.
La fatigue et la faiblesse oculaires sont également mentionnées. Des indications dans des pathologies lourdes (maladie de Hodgkin, paludisme) figurent de façon isolée dans la littérature, sans étude clinique à l’appui : elles relèvent exclusivement d’un suivi médical.
Comment utiliser la verveine citronnée ?
| Mode d’utilisation | Dilution / dosage indicatif | Conseils |
|---|---|---|
| Diffusion atmosphérique | 15 à 30 minutes par séquence, deux ou trois fois par jour | Pièce aérée ; seule ou en alternance avec d’autres huiles essentielles |
| Olfaction | 3 à 4 gouttes d’une préparation diluée sur la face interne des poignets | Ne pas appliquer l’huile essentielle pure sur la peau |
| Cutanée | Environ 1 % d’huile essentielle dans une huile végétale | Dilution impérative ; pas d’exposition au soleil après application ; test préalable chez les personnes allergiques |
| Orale | 3 à 4 gouttes d’un mélange dilué dans du miel, de l’huile végétale ou du sucre de canne | Réservée à un professionnel formé à l’aromathérapie |
| Rectale | Limites par public (voir ci-dessous) | Réservée à un professionnel formé à l’aromathérapie |
Baudoux indique de diluer la verveine citronnée de moitié au minimum, car elle est irritante pure pour les peaux sensibles, mais les repères pratiques sont nettement plus bas : une autre source retient 1 % par voie cutanée. Ses limites d’emploi par public sont les suivantes. Bébé de moins d’un an et jusqu’à 30 mois : voie cutanée jusqu’à 5 %, voie rectale jusqu’à 10 %, voie orale non recommandée. Femme enceinte : cutanée jusqu’à 10 %, orale et rectale jusqu’à 15 %. Femme allaitante : cutanée jusqu’à 10 %, orale jusqu’à 20 %, rectale jusqu’à 15 %. Patients au terrain neurologique fragilisé : cutanée et orale jusqu’à 20 %, rectale jusqu’à 15 %. La colonne voie olfactive de ce tableau ne porte pas de valeur chiffrée. Ces plafonds sont des repères de praticien, pas des recommandations d’usage autonome chez le nourrisson.
Synergies recommandées
Huiles essentielles associées
- Camomille romaine (appelée camomille noble dans les formules publiées), pour les formules des lithiases et de la sclérose en plaques
- Marjolaine à coquilles (marjolaine des jardins) et encens oliban, pour la formule de la dépression nerveuse
- Romarin à camphre, pour les formules des lithiases et de la sclérose en plaques
- Katrafay écorce et épinette noire, pour la formule de la sclérose en plaques
- Bergamote, géranium rosat et mandarine, pour la diffusion lors du baby blues
- Petit grain bigarade, en association à la verveine dans les repères de prise orale pendant la grossesse
- Cannelle de Chine et yuzu, cités dans les formules publiées
Huiles végétales associées recommandées
- Huile végétale de noyaux d’abricot, support de dilution des formules publiées pour la dépression nerveuse et la sclérose en plaques
Précautions d’emploi
Franchomme n’indique aucune contre-indication connue aux doses physiologiques, mais conseille d’éviter la voie cutanée à cause de furocoumarines présentes à l’état de traces (molécules susceptibles de rendre la peau sensible à la lumière). Une autre source professionnelle classe cette huile essentielle comme dermocaustique (irritante au point de léser la peau) et photosensibilisante, impose de la diluer et déconseille toute exposition au soleil après application. Baudoux ne mentionne pas la photosensibilisation : il juge le risque non majeur, mais demande un test préalable chez la personne allergique.
Le citral est un allergène cutané : sa concentration est limitée entre 0,2 et 0,6 % dans les produits cosmétiques, selon Kaloustian et Hadji-Minaglou, qui ne listent par ailleurs aucune précaution particulière pour l’huile essentielle de verveine odorante. Un cas d’hyperréceptivité nerveuse est rapporté chez un adolescent : l’huile essentielle de Lippia citriodora le plongeait dans un état d’hébétude, même à 1/20e de goutte.
La dose létale 50 (DL50, dose qui entraîne la mort de la moitié des animaux de laboratoire testés) est de 5,00 par voie orale comme par voie dermique, sans que l’unité figure dans l’extrait consulté. Les limites d’emploi par public sont détaillées dans la section « Comment utiliser la verveine citronnée ? ». Cette huile essentielle se conserve à l’abri de la lumière et de la chaleur, dans un flacon bien fermé, hors de portée des enfants.
Composition biochimique
Le profil de l’huile essentielle de verveine citronnée est dominé par les aldéhydes terpéniques (molécules aromatiques très réactives, source de l’odeur citronnée), principalement le citral, qui réunit deux isomères : le géranial et le néral.
| Famille biochimique | Constituants principaux | Proportion approximative |
|---|---|---|
| Aldéhydes terpéniques | Géranial, néral | 40 % |
| Alcools terpéniques | Géraniol, alpha-terpinéol, nérol | 15 % |
| Sesquiterpènes | Caryophyllène, farnésène, curcumène | 15 à 20 % |
| Esters terpéniques | Acétate de néryle, acétate de géranyle | 5 à 6 % |
| Sesquiterpénols | Nérolidol, spathulénol | 5 % |
Une analyse plus détaillée donne : géranial environ 26 %, néral environ 12 %, soit 39 à 40 % de citral ; acétate de néryle environ 4 % et acétate de géranyle environ 1,8 % ; spathulénol de 2,5 à 3 % ; nérolidol de 1,3 à 2 % ; 1,8-cinéole de 3 à 6 % ; limonène de 5 à 15 %, avec des traces de furocoumarines. Les proportions varient selon l’origine et le lot : l’étude d’Abuhamdah et al. retient le limonène et le 1,8-cinéole parmi les constituants principaux, ce que la répartition par familles du tableau ne fait pas ressortir.
Références bibliographiques
Ouvrages
- Franchomme P., Jollois R., Pénoël D., L’aromathérapie exactement, Roger Jollois Éditeur, 2001.
- Baudoux D., Aromathérapie : se soigner par les huiles essentielles, Éditions Amyris / Dunod, 2017.
- Kaloustian J., Hadji-Minaglou F., La connaissance des huiles essentielles : qualitologie et aromathérapie, Springer-Verlag France, 2012.
- Festy D., Se soigner avec les huiles essentielles pendant la grossesse, Leduc.s Éditions, 2011.
- Grosjean N., Le grand livre de l’aromathérapie, Eyrolles, 2013.
Études scientifiques (PubMed)
- Abuhamdah S., Abuhamdah R., Howes M.J., Al-Olimat S., Ennaceur A., Chazot P.L., « Pharmacological and neuroprotective profile of an essential oil derived from leaves of Aloysia citrodora Palau », Journal of Pharmacy and Pharmacology, 2015;67(9):1306-1315. PMID 25877296. Étude in vitro sur une huile essentielle de feuilles d’Aloysia citrodora : composition, fixation sur des récepteurs du système nerveux central, activité antioxydante et protection de cellules de neuroblastome.
Foire aux questions
Quelle différence entre verveine citronnée, verveine officinale, verveine des Indes et verveine exotique ?
La verveine citronnée (Aloysia citrodora) est un arbuste d’Amérique du Sud dont on distille les feuilles. La verveine officinale (Verbena officinalis) est une herbacée sans lien avec elle. La verveine des Indes désigne le lemongrass (Cymbopogon), et la verveine exotique la litsée citronnée. Grosjean insiste sur l’erreur courante qui consiste à nommer « citronnelle » une odeur qui est en réalité celle de la verveine.
Pourquoi cette huile essentielle est-elle chère ?
Le rendement de distillation est extrêmement faible : près d’une tonne de feuilles pour un kilo d’huile essentielle. Un prix très bas sur ce produit est un signal d’alerte.
Comment reconnaître une huile essentielle de verveine citronnée authentique ?
L’odeur doit rappeler celle de feuilles froissées, non celle d’une simple citronnelle. Seule une analyse chromatographique permet de vérifier la présence du spathulénol, absent des huiles reconstituées. Demandez le numéro de lot et le résultat d’analyse au fournisseur.
Peut-on appliquer la verveine citronnée sur la peau ?
Uniquement très diluée, à 1 % dans une huile végétale selon une source professionnelle. Elle est irritante pure. À cause des furocoumarines et de la mention de photosensibilisation, évitez le soleil après application et testez la tolérance avant tout usage chez une personne allergique.
Peut-on l’utiliser pendant la grossesse ?
Les limites d’emploi publiées pour la femme enceinte sont de 10 % par voie cutanée et de 15 % par voie orale ou rectale, et la diffusion est proposée pour les troubles de l’humeur et l’anxiété pendant la grossesse. Toute utilisation durant la grossesse doit être validée par un professionnel de santé formé à l’aromathérapie.
L’infusion de verveine et l’huile essentielle sont-elles équivalentes ?
Non. L’huile essentielle est une fraction aromatique très concentrée, alors que l’infusion de feuilles séchées est une préparation de la plante entière, bien moins concentrée en aldéhydes. Les précautions décrites dans cette fiche concernent l’huile essentielle uniquement.