Le ravintsara porte une étiquette lourde : antiviral. Dans la littérature aromatique, Franchomme, Jollois et Pénoël (2001) le décrivent comme un anti-infectieux à large spectre, à action antivirale, bien toléré à doses mesurées. C’est l’origine de sa réputation, et elle vient de la tradition aromatique.
La recherche, elle, a mesuré autre chose : sa molécule principale, le 1,8-cinéole. En 2004, Kehrl et ses collègues ont mené un essai en double aveugle contre placebo chez 152 patients atteints de rhinosinusite aiguë non purulente. Au septième jour, le score de symptômes était de 3,0 sous cinéole contre 9,2 sous placebo. Il s’agissait de capsules pharmaceutiques prises par voie orale, un résultat qui ne se transpose pas à une huile essentielle diffusée.
Un rhume dure sept à dix jours, avec ou sans huile essentielle. J’utilise le ravintsara (Cinnamomum camphora ct cinéole) comme premier outil aromatique quand le nez se bouche.
Mode d’emploi courant : de 5 à 10 gouttes en diffusion, pendant 10 à 15 minutes, deux à trois fois par jour, cinq jours au maximum. Il est contre-indiqué avant 6 ans, et déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement.
Une fièvre élevée ou qui dure plus de trois jours, un essoufflement, ou des symptômes qui ne s’améliorent pas au bout de dix jours relèvent du médecin.
Les autres gestes de la saison froide (lavage du nez, sommeil, boissons chaudes) sont dans l’article : Rhume : pourquoi tout le monde flanche en ce moment, et quels remèdes naturels pour traverser l’hiver.