Gemmothérapie : bourgeon de Framboisier (Rubus idaeus)
Résumé : Le bourgeon de framboisier (Rubus idaeus) est considéré, avec le bourgeon de pommier, comme l’un des deux grands extraits de la gemmothérapie pour la sphère hormonale féminine. La tradition, initiée par le docteur Pol Henry, lui reconnaît une action de régulation à la fois des œstrogènes et de la progestérone, avec un impact traditionnellement rapporté sur les spasmes utérins. Il est associé de façon traditionnelle au confort du cycle menstruel, à la période de la ménopause et, en synergie avec d’autres bourgeons, à certains troubles à composante hormonale. Cette fiche technique détaille son origine, ses usages traditionnels, sa posologie et ses précautions d’emploi.
➤ Note : la gemmothérapie relève du bien-être traditionnel et ne constitue pas un traitement médical. Un avis médical reste nécessaire en cas de pathologie, de grossesse, d’allaitement ou de traitement en cours, en particulier pour tout trouble hormonal ou gynécologique.
Tout savoir sur le bourgeon de Framboisier – Navigation rapide dans l’article
- Qu’est-ce que le bourgeon de Framboisier ?
- Bienfaits et propriétés
- Utilisations pratiques
- Comment utiliser le bourgeon de Framboisier ?
- Synergies recommandées
- Précautions d’emploi
- Composition et principes actifs
- Références bibliographiques
- Foire aux questions
Qu’est-ce que le bourgeon de Framboisier ?
Le framboisier (Rubus idaeus) est un arbrisseau épineux de la famille des Rosacées, largement répandu en Europe. Il pousse volontiers sur des sols pauvres ou dégradés, notamment dans les coupes forestières et les clairières, où il joue un rôle de pionnier en enrichissant peu à peu le sol grâce à l’humus qu’il produit. Cette capacité à s’installer sur un terrain appauvri pour permettre, par la suite, le retour d’une végétation plus riche est un trait que la tradition en gemmothérapie associe à sa fonction de régulateur.
La gemmothérapie est une branche de la phytothérapie qui utilise les tissus embryonnaires des plantes, c’est-à-dire les bourgeons et jeunes pousses, plutôt que la feuille, la fleur ou le fruit de la plante adulte. Ces tissus en pleine croissance concentrent des hormones végétales de croissance et des acides aminés en quantités bien plus importantes que dans la plante déjà formée, ce qui leur confère des propriétés de régénération tissulaire et de régulation des fonctions de l’organisme, différentes de celles obtenues avec la plante adulte. Cette approche a été formalisée au XXe siècle par le médecin belge Pol Henry sous le nom de thérapeutique par les extraits embryonnaires végétaux, puis diffusée plus largement sous le terme de « gemmothérapie ».
Pour le framboisier, ce sont les jeunes pousses qui sont récoltées fraîches au printemps, avant l’apparition des premières feuilles, puis mises à macérer dans un mélange à parts égales d’eau, d’alcool et de glycérine végétale. Le produit obtenu, appelé macérat-mère (ou macérat « 0 DH »), est la forme non diluée du bourgeon, considérée comme la plus concentrée et la plus représentative de la jeune pousse fraîche. Certains laboratoires proposent également une version diluée au dixième, appelée « 1 DH » (DH signifiant dilution homéopathique), dans laquelle le macérat initial est dilué dans un mélange d’alcool et de glycérine sans eau, ce qui impose de multiplier la posologie par dix pour obtenir un effet comparable. Selon Laurine Pineau, cette dilution supplémentaire n’apporte pas d’avantage particulier par rapport au macérat-mère lorsque ce dernier est correctement réalisé dans les trois solvants.
Le bourgeon de framboisier, tel qu’il est utilisé en gemmothérapie, ne doit pas être confondu avec l’huile végétale de pépins de framboise, également issue de Rubus idaeus. Il s’agit de la même espèce botanique, mais d’un organe et d’un procédé d’obtention totalement différents : le bourgeon désigne la jeune pousse macérée au printemps, tandis que l’huile végétale est extraite par pression des graines contenues dans le fruit mûr. Les propriétés documentées pour l’un ne s’appliquent pas automatiquement à l’autre.
Bienfaits et propriétés
Propriétés principales
- Régulation hormonale féminine. Le framboisier est traditionnellement décrit comme régulant à la fois l’activité œstrogénique et celle de la progestérone, en agissant aussi bien sur leur production que sur les récepteurs par lesquels ces hormones exercent leur action. Selon Laurine Pineau, cette action toucherait également l’hypophyse, glande qui pilote une grande partie de la régulation hormonale. Contrairement à un extrait ciblé sur une seule hormone, le framboisier est présenté comme un régulateur d’équilibre plutôt que comme un stimulant, ce qui limite en théorie le risque d’excès lorsque les dosages usuels sont respectés.
- Confort du cycle menstruel. La tradition en gemmothérapie rapporte un usage du framboisier dans les dérèglements du cycle, qu’il soit trop long, trop court ou irrégulier, ainsi que dans le syndrome prémenstruel avec ses manifestations variées (douleurs, irritabilité, troubles du transit, tension mammaire). Une action myorelaxante sur le muscle utérin, c’est-à-dire une décontraction des spasmes, est également rapportée par la tradition.
- Accompagnement traditionnel de la ménopause. Le framboisier est traditionnellement utilisé en pré et post-ménopause pour accompagner les désagréments associés à cette période, notamment les bouffées de chaleur, les troubles nerveux et la rétention d’eau. Sa nature de régulateur, plutôt que de stimulant d’une hormone en particulier, est mise en avant par la tradition gemmothérapique pour justifier cet usage sur une période où les productions hormonales sont fluctuantes.
- Soutien traditionnel des troubles à composante hormonale. En synergie avec d’autres bourgeons, le framboisier est traditionnellement associé à l’accompagnement de terrains marqués par l’endométriose, les fibromes ou les kystes ovariens, ainsi qu’aux périodes de retour à un cycle naturel après l’arrêt d’une contraception hormonale.
Autres bienfaits
- Soutien traditionnel en cas de pilosité excessive lorsque celle-ci est rattachée à un déséquilibre hormonal.
- Accompagnement traditionnel des symptômes nerveux liés au cycle, que ce soit au moment de l’ovulation, des règles ou de la ménopause.
- Usage traditionnel, sous encadrement professionnel uniquement, en fin de grossesse pour soutenir l’activité utérine à l’approche du terme, un point développé dans la section consacrée aux précautions d’emploi.
Utilisations pratiques
Le bourgeon de framboisier est traditionnellement associé aux situations suivantes :
- Dérèglements du cycle menstruel : cycles trop longs, trop courts, irréguliers ou peu abondants, y compris en cas d’aménorrhée.
- Syndrome prémenstruel, avec son cortège de symptômes cycliques (douleurs, irritabilité, tension mammaire, troubles digestifs associés au cycle).
- Accompagnement de la préménopause et de la ménopause, notamment les bouffées de chaleur et les troubles nerveux associés.
- Soutien traditionnel après l’arrêt d’une contraception hormonale, pour accompagner le retour progressif d’un cycle naturel.
- Retard du développement hormonal chez la jeune fille, usage pour lequel le framboisier est traditionnellement utilisé seul.
Comment utiliser le bourgeon de Framboisier ?
Le macérat-mère (0 DH) de bourgeon de framboisier s’utilise par voie orale, en gouttes prises sous la langue ou diluées dans un peu d’eau, de préférence à jeun, trente minutes avant un repas ou deux heures après. La posologie ci-dessous correspond aux usages traditionnellement rapportés par les sources de gemmothérapie ; elle doit être adaptée progressivement et, dans l’idéal, confirmée par un professionnel de santé ou un praticien formé à la gemmothérapie, en particulier pour un travail sur le cycle féminin.
| Public | Posologie usuelle | Fréquence |
|---|---|---|
| Adulte, usage général | 5 à 15 gouttes par jour de macérat-mère | 1 à 3 prises par jour selon l’intensité du besoin |
| Adulte, protocole cycle féminin | 10 gouttes matin et soir | Sur la première moitié du cycle (du 1er au 14e jour, le premier jour du cycle étant le premier jour des règles), en synergie possible avec le bourgeon de pommier sur la seconde moitié |
| Enfant | Usage non recommandé sans avis professionnel | Le framboisier concerne une problématique adulte ou de jeune fille pubère ; un avis professionnel est nécessaire pour toute utilisation chez l’enfant |
La cure classique s’organise traditionnellement sur trois semaines de prise par mois, ce cycle pouvant être reconduit sur plusieurs mois selon le besoin. Pour un travail sur la régulation hormonale, la tradition en gemmothérapie recommande de prévoir un minimum de trois cycles complets avant d’évaluer l’efficacité du protocole, le cycle féminin s’étalant en moyenne sur 28 jours et ne pouvant être régulé en un seul mois. Comme pour tout macérat de bourgeons, il est conseillé de commencer par une dose minimale puis d’ajuster progressivement en fonction de la tolérance et des résultats observés.
Synergies recommandées
Autres bourgeons associés
- Bourgeon de Pommier, présenté par la tradition comme le second grand extrait de la régulation hormonale féminine, complémentaire du framboisier : il stimule notamment la production de progestérone, calme les spasmes utérins et favorise la détoxification hépatique des hormones. Les deux bourgeons sont traditionnellement alternés sur le cycle, le framboisier en première moitié et le pommier en seconde moitié.
- Bourgeon de Vigne, traditionnellement associé au framboisier pour accompagner les terrains marqués par un développement anormal des tissus, comme les kystes, les fibromes ou l’endométriose.
- Bourgeon de Ronce, cité en complément du framboisier et de la vigne dans l’accompagnement traditionnel des fibromes utérins.
- Bourgeon d’Orme et bourgeon de Bruyère, associés de façon traditionnelle au framboisier dans l’accompagnement des vaginites et leucorrhées, l’orme agissant comme draineur des muqueuses et la bruyère sur le drainage de la sphère urogénitale.
- Bourgeon de Peuplier et bourgeon de Noyer, cités en complément du framboisier dans l’accompagnement traditionnel des mycoses récidivantes à composante hormonale.
- Bourgeon de Cassis, associé au framboisier dans la sphère des seins ainsi que dans le soutien de la sphère articulaire et osseuse chez la femme, notamment en période de ménopause. Pour en savoir plus sur ce bourgeon, voir l’article Le macérat de bourgeons de cassis.
- Bourgeon de Bouleau blanc, cité en synergie avec le framboisier pour le soutien de la sphère articulaire et osseuse chez la femme.
Huiles essentielles associées recommandées
- Huile essentielle de Basilic tropical, traditionnellement reconnue comme antispasmodique et associée au framboisier pour soulager plus rapidement les spasmes utérins du syndrome prémenstruel, en application locale sur le bas-ventre diluée dans une huile végétale.
- Huile essentielle de Sauge sclarée, traditionnellement reconnue pour son action sur l’équilibre hormonal féminin, pouvant être associée au framboisier durant la période de la ménopause, en application cutanée diluée dans une huile végétale.
Pour un accompagnement plus large du terrain hormonal féminin en période de préménopause ou de ménopause (surrénales, thyroïde, intestin), voir aussi l’article Fatigue chronique : pourquoi vous dormez mais ne récupérez pas.
Précautions d’emploi
- L’usage du bourgeon de framboisier pendant la grossesse relève d’un encadrement professionnel strict. La tradition rapporte un usage spécifique des jeunes pousses de framboisier en toute fin de grossesse, durant la semaine précédant le terme, pour soutenir l’activité utérine ; en dehors de ce cas précis, et par précaution générale liée à son action hormonale, l’usage du framboisier pendant la grossesse n’est pas recommandé sans l’avis d’un professionnel de santé ou d’un praticien formé à la gemmothérapie.
- En cas d’antécédent personnel de cancer hormono-dépendant ou de pathologie hormonale, la plus grande prudence est recommandée. Si Laurine Pineau présente le framboisier comme une exception parmi les bourgeons à action hormonale, dans la mesure où il agirait comme régulateur plutôt que comme stimulant d’une hormone donnée, le principe de précaution reste de mise et un avis médical préalable est indispensable dans ce contexte.
- Un usage à dosage élevé sur une durée prolongée est déconseillé ; en cas de besoin, il est préférable de réduire la quantité de gouttes ou le nombre de jours de prise par mois plutôt que de prolonger une prise à dose maximale.
- Le macérat-mère traditionnel est obtenu dans un solvant contenant de l’alcool. Cette teneur impose une vigilance particulière chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez toute personne en situation de sevrage ou de vulnérabilité à l’égard de l’alcool.
- Un avis médical est recommandé pour toute personne suivant un traitement hormonal, y compris une contraception hormonale, avant d’associer un macérat de framboisier.
- Le macérat doit être conservé à l’abri de la lumière et de la chaleur, flacon bien refermé, idéalement au réfrigérateur, conformément aux recommandations usuelles pour ce type de préparation.
- Comme pour tout complément traditionnel, cette utilisation ne remplace ni un diagnostic ni un traitement médical prescrit par un professionnel de santé, en particulier pour toute pathologie gynécologique diagnostiquée (endométriose, fibrome, kyste, stérilité).
Composition et principes actifs
La littérature scientifique publiée sur le macérat de bourgeon de framboisier reste limitée à ce jour ; les propriétés traditionnellement attribuées au bourgeon, décrites plus haut dans cette fiche, s’appuient principalement sur les ouvrages de référence en gemmothérapie.
Comme tous les macérats de bourgeons, le macérat de framboisier contient, aux côtés de l’eau, de l’alcool et de la glycérine utilisés comme solvants d’extraction, un ensemble de composés propres au tissu embryonnaire végétal : hormones de croissance (auxines, gibbérellines, cytokinines), acides aminés en grande quantité, acides nucléiques, vitamines, oligoéléments, flavonoïdes, tanins et enzymes. C’est la synergie entre ces hormones de croissance et ces acides aminés qui est traditionnellement mise en avant pour expliquer les propriétés de régénération tissulaire et de régulation attribuées aux extraits de gemmothérapie en général.
Les données publiées disponibles portent le plus souvent sur les jeunes pousses de Rubus idaeus analysées par des méthodes d’extraction différentes de la macération glycérinée traditionnelle. Une étude publiée en 2014 sur les jeunes pousses de framboisier a ainsi identifié l’ellagitannine sanguiin H-6 et l’acide ellagique libre comme composés dominants, aux côtés de catéchines, de dérivés de la quercétine et d’acides phénoliques, avec une activité antioxydante et antimicrobienne in vitro rapportée pour cet extrait. Ces résultats concernent un extrait méthanolique de jeunes pousses et ne peuvent être transposés directement au macérat-mère glycériné utilisé en gemmothérapie.
Références bibliographiques
Ouvrages
- Henry, Pol. Gemmothérapie : thérapeutique par les extraits embryonnaires végétaux. Westerlo : Imprimerie Saint-Norbert, 1982.
- Pineau, L., Le grand livre de la gemmothérapie, Éditions Leduc.
- Boistard, Stéphane. Gemmothérapie : les bourgeons au service de la santé, guide pratique et familial. Éditions Terran.
Études scientifiques (PubMed)
- Tomczyk M, Dżugan M. Bioactive Compounds and Therapeutic Potential of Plant Buds: Current Evidence and Future Perspectives of Gemmotherapy. Molecules. 2026;31(10):1559. Revue générale sur les macérats de bourgeons (gemmothérapie) ; ne porte pas spécifiquement sur le framboisier mais souligne le caractère encore limité des preuves cliniques disponibles pour cette famille de préparations. PMID : 42197114.
- Héjja M, György É, Lóga FÁ, et al. Gemmotherapy Extracts Like the Dog Rose, Lingonberry, Sea Buckthorn, Blackthorn, Common Grape, Hawthorn, Raspberry and Boxwood Feature Variable Yet Excelling Antimicrobial Effects. Antibiotics (Basel). 2025;14(10):1052. Étude comparative in vitro évaluant l’activité antimicrobienne de plusieurs macérats de bourgeons de gemmothérapie, dont celui de framboisier (Rubus idaeus), avec des résultats variables selon les espèces testées. PMID : 41148744.
- Krauze-Baranowska M, Głód D, Kula M, et al. Chemical composition and biological activity of Rubus idaeus shoots – a traditional herbal remedy of Eastern Europe. BMC Complementary and Alternative Medicine. 2014;14:480. Étude portant sur les jeunes pousses de framboisier (extrait méthanolique), et non sur le macérat glycériné de gemmothérapie ; met en évidence une activité antioxydante, antimicrobienne et cytotoxique in vitro. PMID : 25496130.
- Jianu EM, Pop RM, Gherman LM, et al. The Effect of Rubus idaeus Polyphenols Extract in Induced Endometriosis in Rats. Molecules. 2024;29(4):778. Étude animale portant sur un extrait de polyphénols de feuilles de framboisier (et non le macérat de bourgeon utilisé en gemmothérapie), ayant montré une réduction de la taille des lésions endométriosiques chez le rat ; un résultat qui reste à confirmer pour le macérat de bourgeon lui-même. PMID : 38398530.
Foire aux questions
Le bourgeon de framboisier peut-il remplacer un traitement hormonal ?
Non. Le bourgeon de framboisier s’inscrit dans une démarche de bien-être traditionnel visant à accompagner l’équilibre hormonal féminin. Il ne se substitue pas à un diagnostic ni à un traitement médical prescrit pour un trouble hormonal ou gynécologique, et un avis médical reste nécessaire en cas de pathologie identifiée.
Quelle est la différence entre le bourgeon de framboisier et l’huile végétale de pépins de framboise ?
Il s’agit de la même espèce botanique, Rubus idaeus, mais de deux produits totalement différents par l’organe utilisé et le procédé d’obtention. Le bourgeon de framboisier, utilisé en gemmothérapie, est une jeune pousse récoltée au printemps et macérée dans un mélange d’eau, d’alcool et de glycérine ; il est traditionnellement associé à la régulation hormonale féminine. L’huile végétale de pépins de framboise est un corps gras obtenu par pression des graines du fruit mûr, utilisé en cosmétique pour ses propriétés nourrissantes et antioxydantes sur la peau. Les propriétés de l’un ne s’appliquent pas à l’autre.
Le bourgeon de framboisier convient-il pendant la grossesse ?
Son usage pendant la grossesse relève d’un encadrement professionnel strict. La tradition en gemmothérapie décrit un usage spécifique en toute fin de grossesse, mais cet usage ne doit être envisagé que sur les conseils d’un professionnel de santé ou d’un praticien formé à la gemmothérapie, et non en autoprescription.
Peut-on associer le bourgeon de framboisier et le bourgeon de pommier ?
Oui, cette association est l’une des plus documentées de la tradition gemmothérapique pour la régulation hormonale féminine. Le framboisier est traditionnellement pris sur la première moitié du cycle et le pommier sur la seconde, dans une logique de respect du rythme naturel de production hormonale.
Le framboisier est-il déconseillé en cas d’antécédent de cancer hormono-dépendant ?
La prudence est recommandée. Certaines sources de gemmothérapie présentent le framboisier comme un cas particulier parmi les bourgeons à action hormonale, du fait de son action régulatrice plutôt que stimulante, tandis que d’autres recommandent, par précaution, d’éviter tout bourgeon à action hormonale en cas d’antécédent de cancer hormono-dépendant. Un avis médical préalable est indispensable dans cette situation.
La littérature scientifique confirme-t-elle les usages traditionnels du bourgeon de framboisier ?
Comme indiqué dans la section Composition et principes actifs, la littérature scientifique publiée sur le bourgeon de framboisier lui-même reste limitée, avec surtout des travaux in vitro sur la composition chimique et l’activité antioxydante ou antimicrobienne des jeunes pousses. Les indications traditionnellement associées à la sphère hormonale féminine relèvent essentiellement de l’usage clinique consolidé par la pratique en gemmothérapie, notamment les travaux de Pol Henry, plutôt que d’essais cliniques randomisés menés sur le bourgeon lui-même.