Hydrolat de Thym à thujanol (Thymus vulgaris CT thujanol)

Résumé : L’hydrolat de Thym à thujanol est le coproduit aqueux obtenu par distillation à la vapeur d’eau des sommités fleuries de Thymus vulgaris L., chémotype thujanol, la variété la plus rare et la plus douce parmi les différents chémotypes de thym vulgaire. Contrairement aux hydrolats de thym à thymol ou à carvacrol, riches en phénols irritants pour la peau, celui-ci en est pauvre et se révèle, selon plusieurs guides d’hydrolathérapie, particulièrement bien toléré par la peau et les muqueuses, y compris chez l’enfant. Il est traditionnellement utilisé pour soutenir les défenses immunitaires, accompagner le confort hépatique et digestif, et pour son action assainissante sur la peau et les voies respiratoires. Les données scientifiques publiées portent presque exclusivement sur l’huile essentielle du même chémotype ou sur l’hydrolat d’autres chémotypes de thym, plutôt que sur l’hydrolat de Thym à thujanol lui-même, ce que cette fiche précise systématiquement.

Note : Cette fiche a une visée exclusivement informative et éditoriale. Elle ne remplace pas un avis médical, en particulier chez la femme enceinte ou allaitante, chez le jeune enfant, ou en cas de traitement médicamenteux en cours.

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Qu’est-ce que l’hydrolat de Thym à thujanol ?

Le Thym vulgaire (Thymus vulgaris L., famille des Lamiacées) est un petit sous-arbrisseau vivace et grisâtre, ne dépassant généralement pas une quarantaine de centimètres, à la tige ligneuse rugueuse et tortueuse et aux petites feuilles étroites, vertes à grisâtres sur le dessus et blanchâtres et veloutées en dessous. Il pousse en touffes serrées dans les sols pauvres, caillouteux, secs et ensoleillés de la garrigue méditerranéenne, en particulier dans le sud de la France, en Provence et dans la Drôme. Ses petites fleurs blanc-rosé apparaissent au printemps et en été, autour du solstice d’été.

Comme de nombreuses plantes de la famille des Lamiacées, le thym vulgaire existe sous plusieurs chémotypes, c’est-à-dire des variétés biochimiquement distinctes bien que botaniquement identiques, dont la composition aromatique varie fortement selon des facteurs génétiques, climatiques et pédologiques (nature du sol, altitude, ensoleillement, plantes avoisinantes). Le thym vulgaire est d’ailleurs souvent cité comme exemple pour illustrer l’importance du chémotype dans le choix d’une huile essentielle, un point développé plus largement dans l’article du site consacré à comment reconnaître une huile essentielle de qualité. Le chémotype à thujanol se distingue nettement des chémotypes à thymol et à carvacrol, riches en phénols dermocaustiques, c’est-à-dire irritants voire caustiques pour la peau non diluée, ainsi que du chémotype à linalol, plus doux mais dont l’action anti-infectieuse est généralement décrite comme plus légère. Le chémotype à thujanol est considéré par plusieurs sources d’hydrolathérapie comme aussi actif que le chémotype à thymol contre les infections, tout en étant aussi doux que les chémotypes à linalol ou à géraniol pour la peau, une combinaison rare parmi les thyms.

Ce chémotype est également le plus rare des chémotypes de thym vulgaire cultivés : la plante est plus sensible au dépérissement que le chémotype à linalol et doit être propagée par bouturage ou clonage pour rester fidèle à son profil biochimique, ce qui limite le nombre de producteurs et explique un coût de production plus élevé que celui des autres thyms. L’hydrolat est le coproduit aqueux recueilli en sortie d’alambic, en parallèle de l’huile essentielle, lors de la distillation à la vapeur d’eau de la plante entière ou des sommités fleuries. Il ne conserve qu’une fraction hydrosoluble et fortement diluée des molécules aromatiques de la plante, en concentration nettement plus faible que dans l’huile essentielle, ce qui en fait un produit plus doux, adapté à un usage cutané direct et à une consommation diluée. Le principe général de fabrication et d’usage des hydrolats est présenté plus largement dans l’article du site consacré à découvrir les hydrolats.

Son odeur est agréable, douce, herbacée, presque florale, nettement moins piquante que celle de l’hydrolat de thym à thymol. Sa saveur est caractéristique du thym, herbacée et douce, avec une légère note piquante, ce qui permet de le consommer dilué sans difficulté particulière. Son pH indicatif se situe entre 4,6 et 4,8, comparable à celui des autres chémotypes de thym vulgaire en hydrolathérapie.

Bienfaits et propriétés

Propriétés principales

  1. Anti-infectieuse à large spectre. Plusieurs guides d’hydrolathérapie décrivent cet hydrolat comme antibactérien, antiviral, antifongique et antiparasitaire, avec une action anti-infectieuse rapportée comme un peu plus marquée que celle de l’hydrolat de thym à linalol. Cette réputation est cohérente avec celle de l’huile essentielle du même chémotype, à laquelle l’hydrolat est associé lors de la distillation : cette huile essentielle est traditionnellement décrite comme anti-infectieuse et bactéricide de façon notable, avec une action particulièrement soulignée sur les chlamydia et une activité virucide puissante. Cette dernière donnée concerne toutefois l’huile essentielle, beaucoup plus concentrée, et ne peut être transposée telle quelle à l’hydrolat, nettement plus dilué.
  2. Immunostimulante. Propriété décrite comme intense pour cet hydrolat par plusieurs sources d’hydrolathérapie, en particulier en prévention des épidémies hivernales et en accompagnement des infections à répétition. L’huile essentielle du même chémotype est elle aussi traditionnellement associée à une stimulation immunitaire, notamment via une augmentation rapportée des immunoglobulines A, mais cette donnée concerne l’huile essentielle et non l’hydrolat.
  3. Hépatique et digestive. L’hydrolat est traditionnellement décrit comme régénérant pour le foie, détoxifiant, stimulant pour les sécrétions biliaires et légèrement diurétique, ainsi que tonique pour la digestion. Cette orientation hépatique rejoint celle de l’huile essentielle du même chémotype, réputée dans la littérature aromathérapeutique professionnelle pour sa stimulation des cellules hépatiques, au point d’être associée par certains auteurs à des formules d’accompagnement en cas d’atteinte hépatique virale ; il s’agit dans tous les cas d’un usage traditionnel, propre à l’huile essentielle, qui ne dispense pas d’un suivi médical en cas de pathologie hépatique avérée.
  4. Circulatoire et réchauffante. Un pouvoir réchauffant et une stimulation de la circulation sanguine sont rapportés pour cet hydrolat, en cohérence avec l’action activatrice circulatoire traditionnellement décrite pour l’huile essentielle du même chémotype, utile en cas d’extrémités froides.
  5. Tonique nerveux. L’hydrolat est traditionnellement recommandé en cas de fatigue physique ou nerveuse et d’asthénie, un usage qui rejoint l’action neurotonique et rééquilibrante pour le système nerveux central rapportée pour l’huile essentielle du même chémotype.

Propriétés énergétiques

Dans le registre traditionnel et non scientifique de l’hydrolathérapie énergétique, le Thym à thujanol est décrit comme un tonique nerveux qui aide à équilibrer et à restaurer la circulation de l’énergie dans le corps. Cette dimension symbolique relève du savoir traditionnel en aromathérapie énergétique et n’a pas de validation scientifique.

Autres bienfaits

  • En cosmétique, l’hydrolat est traditionnellement utilisé pour réguler la sécrétion de sébum des peaux mixtes à grasses et pour purifier la peau.
  • Il est également cité, en usage traditionnel, pour accompagner les petites lésions cutanées telles que boutons de fièvre, brûlures légères, furoncles ou verrues, en application locale.

Utilisations pratiques

Sphère ORL et respiratoire. Usage traditionnel le plus documenté pour cet hydrolat : rhume, bronchite aiguë ou chronique, état grippal, sinusite et rhinite, en cure interne diluée dans l’eau ou en inhalation.

Sphère buccale. Usage traditionnel en cas d’aphte, de gingivite, de stomatite ou de mal de gorge, en gargarisme ou en bain de bouche.

Sphère hépatique et digestive. Usage traditionnel en cas de faiblesse hépato-vésiculaire, de digestion lente ou de colite infectieuse, généralement en cure interne diluée.

Sphère urinaire et gynécologique. Cet hydrolat est cité par plusieurs guides d’hydrolathérapie pour les infections urinaires et gynécologiques, en particulier les cystites récidivantes, dans le cadre d’une cure interne diluée ; ces indications relèvent de l’usage traditionnel et méritent, pour des troubles récidivants, un avis professionnel.

Peau. Usage traditionnel en cas d’acné, de psoriasis, d’eczéma ou de petite plaie, en vaporisation pure, en compresse ou en sauna facial, ainsi qu’en soin nettoyant pour les peaux grasses.

Fatigue et convalescence. Usage traditionnel en cure interne ou en bain, pour accompagner les périodes de fatigue physique ou nerveuse et soutenir les défenses immunitaires en période hivernale.

Ambiance intérieure. Cet hydrolat est traditionnellement vaporisé dans une pièce pour contribuer à l’assainir en période d’épidémie hivernale.

Cuisine. Son profil herbacé et provençal se prête à un usage culinaire pour parfumer légèrement des plats de légumes (tian, ratatouille), des sauces tomate ou des gaspachos.

Comment utiliser l’hydrolat de Thym à thujanol ?

UsageMode d’applicationDilution / dosage indicatif
Cure interne (immunité, foie, parasitose)Boisson diluéeUne cuillère à soupe dans un litre d’eau, à répartir dans la journée, cure de vingt-et-un jours
Premiers signes de rhume ou d’état grippalPrise concentrée puis diluéeUne cuillère à soupe pure toutes les deux heures au début des symptômes selon une source d’hydrolathérapie anglophone, puis trente millilitres dans un litre d’eau à répartir sur la journée
Mal de gorge, aphte, gingiviteGargarisme ou bain de bouchePur ou dilué de moitié dans l’eau, plusieurs fois par jour
Peau (acné, plaie, eczéma, psoriasis)Vaporisation ou compressePur, en application locale ou en sauna facial
Bain, en période hivernaleAjout à l’eau du bainEnviron cinquante millilitres dans l’eau du bain
Ambiance intérieureVaporisation atmosphériquePur, en spray d’ambiance

Synergies recommandées

Une phase aqueuse comme l’hydrolat et une phase lipophile comme une huile essentielle ou une huile végétale ne se mélangent pas spontanément : sur la peau, il convient donc d’appliquer l’hydrolat en premier puis, une fois la peau sèche, l’huile essentielle diluée dans l’huile végétale, tandis que par voie orale l’huile essentielle ne doit jamais être versée directement dans l’hydrolat bu mais dispersée à part dans un peu de miel, une huile végétale alimentaire ou sur un comprimé neutre, avant d’être suivie d’une gorgée d’hydrolat.

Huiles essentielles associées recommandées

  • Thym à thujanol (huile essentielle du même chémotype), pour renforcer l’action anti-infectieuse lorsque l’hydrolat seul ne suffit pas.
  • Romarin officinal à verbénone, pour compléter le soutien hépatique traditionnellement associé à ce chémotype de thym.
  • Carotte, autre huile essentielle à tropisme hépatique traditionnellement associée au thym à thujanol dans des formules de soutien du foie.
  • Ravintsara, pour renforcer l’action sur la sphère respiratoire en période hivernale.
  • Tea Tree, pour compléter l’action assainissante sur la peau.

Huiles végétales associées recommandées

  • Huile végétale de noisette, pour sa texture fine adaptée aux massages du thorax et du dos en complément d’une cure d’hydrolat.
  • Huile végétale de jojoba, comme base neutre pour les applications cutanées quotidiennes.
  • Huile végétale de calophylle inophyle, en soin circulatoire complémentaire en cas d’extrémités froides.
  • Huile végétale d’amande douce, pour les applications sur peau sensible ou chez l’enfant.

Précautions d’emploi

  • Les sources d’hydrolathérapie consultées pour cette fiche ne rapportent pas de contre-indication spécifique connue pour cet hydrolat aux doses usuelles ; cette absence de contre-indication documentée ne dispense pas des précautions générales rappelées en tête de fiche, en particulier chez la femme enceinte ou allaitante, le jeune enfant et les personnes sous traitement médicamenteux.
  • Chez le bébé, plusieurs guides d’hydrolathérapie recommandent de préférer l’hydrolat de thym à linalol, plus doux, et de réserver le thym à thujanol aux enfants plus grands.
  • Vérifier systématiquement le chémotype exact indiqué sur l’étiquette (Thymus vulgaris CT thujanol) afin de ne pas le confondre avec l’hydrolat de thym à thymol, nettement plus fort et réservé à l’adulte, ni avec l’hydrolat de thym à linalol, aux propriétés voisines mais plus douces.
  • Les sources consultées ne s’accordent pas sur la durée de conservation de cet hydrolat : l’une le classe parmi les hydrolats les plus fragiles, aux côtés de la mélisse, du bleuet et du sureau, tandis qu’une autre source rapporte une bonne stabilité sur plusieurs années pour un produit de qualité correctement stocké. Par prudence, il est recommandé de vérifier l’odeur avant chaque usage interne : un hydrolat altéré développe une odeur aigre, proche du vinaigre, qui doit conduire à écarter le produit.
  • Conserver le flacon au réfrigérateur après ouverture, à l’abri de la lumière et de la chaleur, bien fermé entre deux usages.
  • Réserver l’usage interne à un hydrolat certifié de qualité alimentaire ou pharmaceutique.
  • Sa rareté et son coût de production plus élevé que les autres chémotypes de thym en font un hydrolat moins courant sur le marché ; vérifier la provenance et l’authenticité du chémotype auprès d’un fournisseur spécialisé en aromathérapie.

Profil (composés aromatiques)

La composition biochimique de l’hydrolat de Thym à thujanol lui-même est peu documentée par des analyses publiées et indexées. L’huile essentielle du même chémotype, dont l’hydrolat est le coproduit aqueux de distillation, est dominée par les monoterpénols : cis- et trans-thujanol-4, terpinène-1-ol-4, myrcénol-8 et linalol en représentent une part importante, aux côtés de monoterpènes comme le myrcène et le gamma-terpinène. L’hydrolat ne conserve toutefois qu’une fraction hydrosoluble et fortement diluée de ces mêmes molécules : selon une étude portant sur un hydrolat de thym d’un autre chémotype, à thymol, la fraction de composés d’huile essentielle dissous dans un hydrolat représente généralement entre 0,02 % et 0,2 % du volume total, une proportion nettement inférieure à celle de l’huile essentielle pure ; cette donnée concerne un chémotype différent de celui traité dans cette fiche mais illustre l’ordre de grandeur général de dilution propre à tout hydrolat. Le pH indicatif de l’hydrolat de Thym à thujanol se situe entre 4,6 et 4,8.

Références bibliographiques

Ouvrages

  • Franchomme, Pierre, Jollois, Roger, Pénoël, Daniel. L’aromathérapie exactement. Éditions Roger Jollois.
  • Baudoux, Dominique. Aromathérapie. Dunod, 2017.
  • Dalmas, Patricia. Guide des eaux florales et hydrolats. Éditions Médicis, 2012 (rééditions 2016, 2019).
  • Catty, Susanne. Hydrosols: The Next Aromatherapy. Healing Arts Press, 2001.
  • Bosson, Lydia. Hydrosol Therapy: A Handbook for Aromatherapists and Other Practitioners. Singing Dragon, 2019.
  • Faucon, Michel. Traité d’aromathérapie scientifique et médicale, les hydrolats. Éditions Le sang de la Terre, 2018.

Études scientifiques (PubMed)

  • Garzoli S, Elizondo-Luevano JH, Ben Hsouna A, Ben Saad R, Kačániová M. « Thymol Chemotype Thymus vulgaris L. Hydrolate: Volatile Chemical Fraction Composition and Antimicrobial Activity Against Bacterial and Fungal Pathogens ». Chemistry & Biodiversity, 2026 ;23(6):e71425. Étude portant spécifiquement sur un hydrolat de thym, mais du chémotype à thymol (dermocaustique sous forme d’huile essentielle), et non du chémotype à thujanol traité dans cette fiche ; elle est citée ici pour son intérêt méthodologique et pour illustrer le potentiel antimicrobien général des hydrolats de thym, sans transposition directe des données chiffrées au chémotype thujanol. PMID 42290406.
  • Schmidt E, Wanner J, Höferl M, Jirovetz L, Buchbauer G, Gochev V, Girova T, Stoyanova A, Geissler M. « Chemical composition, olfactory analysis and antibacterial activity of Thymus vulgaris chemotypes geraniol, 4-thujanol/terpinen-4-ol, thymol and linalool cultivated in southern France ». Natural Product Communications, 2012 ;7(8):1095-1098. Étude portant sur l’huile essentielle, et non sur l’hydrolat. Le chémotype désigné « 4-thujanol/terpinène-4-ol » dans cette étude était en réalité dominé par l’hydrate de sabinène (42,2 % de forme cis et 7,3 % de forme trans) et le terpinène-4-ol (6,5 %), et non par le thujanol lui-même, ce qui le distingue de la composition du Thym à thujanol proposé par les laboratoires spécialisés en aromathérapie professionnelle. PMID 22978238.

Foire aux questions

Cet hydrolat de Thym à thujanol est-il aussi puissant que l’huile essentielle du même chémotype ?

Non. L’hydrolat ne conserve qu’une fraction hydrosoluble et très diluée des molécules aromatiques de la plante, en concentration nettement plus faible que dans l’huile essentielle. Il s’utilise donc dans un registre plus doux, adapté à un usage cutané direct et à une consommation diluée, sans se substituer à l’huile essentielle lorsqu’une action plus intense est recherchée.

Quelle différence avec l’hydrolat de thym à thymol ou à linalol ?

Le chémotype à thymol est nettement plus fort et davantage réservé à l’adulte, tandis que le chémotype à linalol est plus doux mais réputé avoir une action anti-infectieuse un peu plus légère. Le chémotype à thujanol se situe entre les deux : plusieurs sources d’hydrolathérapie le décrivent comme aussi actif que le thym à thymol contre les infections, tout en restant aussi bien toléré que le thym à linalol, ce qui en fait une option adaptée aux enfants et aux personnes fragiles, en dehors des nourrissons pour lesquels le thym à linalol reste préférable selon les guides consultés.

Peut-on donner cet hydrolat aux bébés ?

Plusieurs guides d’hydrolathérapie recommandent de réserver l’hydrolat de thym à thujanol aux enfants plus grands et de préférer l’hydrolat de thym à linalol, plus doux, chez le bébé. Un avis professionnel reste recommandé avant tout usage chez le nourrisson.

Pourquoi cet hydrolat est-il difficile à trouver ou plus coûteux à produire que d’autres hydrolats de thym ?

Le chémotype à thujanol est le plus rare des chémotypes de thym vulgaire cultivés : la plante est plus sensible au dépérissement que d’autres chémotypes comme celui à linalol et doit être propagée par bouturage pour rester fidèle à son profil biochimique, ce qui limite le nombre de producteurs et explique un coût de production plus élevé.

Combien de temps se conserve l’hydrolat de Thym à thujanol ?

Les sources consultées ne s’accordent pas totalement sur ce point : l’une le compte parmi les hydrolats les plus fragiles, tandis qu’une autre rapporte une bonne stabilité sur plusieurs années pour un produit de qualité. Par prudence, il est conseillé de le conserver au réfrigérateur après ouverture, à l’abri de la lumière, et de vérifier son odeur avant chaque usage interne : une odeur aigre proche du vinaigre signale un hydrolat altéré à ne plus utiliser.

Peut-on boire l’hydrolat de Thym à thujanol pur ?

Sa saveur, caractéristique du thym avec une légère note piquante, se prête surtout à une consommation diluée dans de l’eau plutôt que pure. Les cures internes rapportées dans la littérature d’hydrolathérapie utilisent généralement une dilution, par exemple une cuillère à soupe dans un litre d’eau, plutôt qu’une prise pure prolongée dans le temps.