Huile essentielle de Myrrhe amère (Extrait CO2) (Commiphora myrrha var. molmol)
Résumé : La Myrrhe amère est un extrait obtenu par CO2 supercritique à partir de la gommo-oléorésine de Commiphora myrrha var. molmol, une méthode d’extraction différente de la distillation à la vapeur d’eau utilisée pour l’huile essentielle de Myrrhe classique. Les deux produits proviennent de la même espèce botanique mais leur procédé d’obtention modifie la proportion de certains sesquiterpènes furaniques, en particulier le furanoeudesma-1,3-diène, molécule associée à l’activité analgésique de la Myrrhe.
➤ Note : cette fiche a une visée informative et ne remplace pas une consultation avec un professionnel de santé. La voie orale est déconseillée pour cet extrait, comme pour l’huile essentielle de Myrrhe classique. Demandez conseil avant toute utilisation prolongée ou chez un public sensible.
Tout savoir sur l’extrait CO2 de Myrrhe amère – Navigation rapide dans l’article
- Qu’est-ce que l’extrait CO2 de Myrrhe amère ?
- Myrrhe amère (CO2) ou Myrrhe (distillation) : quelle différence ?
- Bienfaits et propriétés
- Utilisations pratiques
- Comment utiliser la Myrrhe amère ?
- Synergies recommandées
- Précautions d’emploi
- Composition biochimique
- Références bibliographiques
- Foire aux questions
Qu’est-ce que l’extrait CO2 de Myrrhe amère ?
Commiphora myrrha (Nees) Engl. var. molmol Engl. (synonyme Commiphora molmol) appartient à la famille des Burséracées, comme l’encens (Boswellia carterii) ou l’élémi. C’est un arbuste épineux et tortueux d’environ 3 mètres de hauteur, aux branches noueuses et écailleuses, qui pousse dans les zones arides de la Corne de l’Afrique (Somalie, Éthiopie) et de la péninsule arabique. Lorsque l’écorce est incisée, ou naturellement fissurée, l’arbre laisse s’écouler une oléorésine qui sèche à l’air en petites larmes jaunâtres à brunes. Cette matière première est l’une des plus anciennement connues en histoire des parfums et des remèdes : mentionnée dans la Bible, utilisée dans l’Égypte antique pour l’embaumement, elle traverse les traditions religieuses et médicinales de nombreuses civilisations depuis plus de 3000 ans.
Ce que l’on appelle communément « huile de Myrrhe » recouvre en réalité plusieurs produits obtenus à partir de la même oléorésine, mais par des procédés d’extraction différents, qui ne donnent pas exactement le même résultat. L’extrait CO2 de Myrrhe amère, décrit dans cette fiche, est obtenu par extraction au dioxyde de carbone supercritique, une technique qui opère à basse température et qui, selon le produit vendu, peut concentrer différemment certains sesquiterpènes furaniques par rapport à la distillation classique à la vapeur d’eau utilisée pour l’huile essentielle de Myrrhe vendue par ailleurs. Les deux produits partagent la même origine botanique, mais leur composition finale et leur texture ne sont pas rigoureusement identiques.
Il existe par ailleurs d’autres résines du genre Commiphora parfois commercialisées sous des noms proches, en particulier la Myrrhe douce, aussi appelée bisabol ou opoponax de Somalie (issue d’espèces voisines comme Commiphora erythraea ou Commiphora guidottii), dont la composition et les propriétés diffèrent sensiblement de celles de la Myrrhe amère décrite ici. Le nom botanique complet reste, comme toujours, le repère le plus fiable en cas de doute.
Myrrhe amère (CO2) ou Myrrhe (distillation) : quelle différence ?
Il s’agit de la même plante, mais pas tout à fait du même produit. Voici les points de comparaison à connaître avant de choisir entre les deux références :
| Myrrhe amère (extrait CO2) | Myrrhe (huile essentielle) | |
|---|---|---|
| Procédé d’obtention | Extraction au CO2 supercritique | Distillation par entraînement à la vapeur d’eau |
| Nom botanique | Commiphora myrrha var. molmol Engl. | Commiphora myrrha (Nees.) Engl. |
| Texture | Visqueuse et collante | Légèrement visqueuse |
| Composés dominants | Sesquiterpènes furaniques : isolindestrène, curzérène, lindestrène | Sesquiterpènes majoritaires : alpha- et bêta-élémènes (29 %), alpha-copaène (10 %) ; sesquiterpènes furaniques minoritaires : curzérène (0,1 %), curzérénone ; fraction cétonique : méthyl-isobutyl cétone (5,5 %) (Franchomme, Jollois, Pénoël, 2001 ; Baudoux, 2008) |
| Odeur | Chaude, résineuse, balsamique, boisée, épicée, profonde | Chaude, résineuse, balsamique, boisée, légèrement épicée |
| Voie orale | Déconseillée | Déconseillée |
La différence de procédé n’est pas anodine sur le plan biochimique. Franchomme et Baudoux, deux références indépendantes de l’aromathérapie, s’accordent sur une composition de l’huile essentielle de Myrrhe amère obtenue par distillation dominée par les sesquiterpènes non furaniques (élémènes, copaène), les sesquiterpènes furaniques et la fraction cétonique restant nettement minoritaires (Franchomme, Jollois, Pénoël, 2001 ; Baudoux, 2008). Une étude isolée ayant comparé l’huile essentielle obtenue par distillation à la vapeur d’eau et l’extrait obtenu par CO2 supercritique à partir de la même oléorésine a mesuré, sur l’échantillon qu’elle a analysé, un profil sensiblement plus riche en furanoeudesma-1,3-diène (Marongiu et al., 2005). Cette divergence illustre la variabilité de composition possible d’un lot à l’autre pour les gommo-résines naturelles, mais elle invite à ne pas présumer que le profil décrit par cette étude isolée reflète la composition typique de l’huile essentielle de Myrrhe obtenue par distillation.
En pratique, pour les usages cutanés apaisants, cicatrisants et pour la diffusion, les deux produits sont traditionnellement utilisés de façon interchangeable. Pour un usage ciblé sur l’action antalgique parfois attribuée aux sesquiterpènes furaniques, mieux vaut vérifier la fiche technique du lot précis plutôt que de présumer une teneur donnée, la composition de ces gommo-résines naturelles pouvant varier sensiblement d’un lot à l’autre.
Bienfaits et propriétés
Les propriétés attribuées à la Myrrhe amère reposent avant tout sur l’usage traditionnel de cette gommo-oléorésine, largement documenté par les ouvrages de référence en aromathérapie, en particulier ceux de P. Franchomme et de ses coauteurs. La recherche scientifique moderne sur Commiphora myrrha existe mais porte le plus souvent sur d’autres préparations (huile essentielle distillée, extrait éthanolique, gélules standardisées) que sur l’extrait CO2 vendu en boutique. Chaque propriété ci-dessous précise donc sa source et, le cas échéant, la préparation exacte concernée par les études citées.
Propriétés principales
- Anti-infectieuse et antivirale, propriété majeure selon la tradition aromathérapeutique : la Myrrhe amère est décrite comme fortement anti-infectieuse et antivirale dans les ouvrages de référence, avec une action parasiticide traditionnellement rapportée contre l’ascaris et une action aseptisante générale (Franchomme, Jollois, Pénoël, 2001). Sur le plan scientifique, une étude in vitro a mesuré une action de plusieurs composés de Commiphora myrrha, dont la curzérène et le furanodiénone, sur la réplication virale à différentes étapes du cycle (Madia et al., 2021). Cette étude a toutefois été menée sur l’huile essentielle obtenue par distillation, et non sur l’extrait CO2 de cette fiche. Selon les ouvrages de référence (Franchomme, Jollois, Pénoël, 2001 ; Baudoux, 2008), la curzérène ne représente qu’une fraction mineure de la composition de l’huile essentielle de Myrrhe amère par distillation, de l’ordre de 0,1 %, ce qui invite à la prudence sur l’ampleur réelle de la contribution de cette molécule précise au résultat observé, sans remettre en cause l’action anti-infectieuse et antivirale globale rapportée pour la plante par la tradition aromathérapeutique.
- Anti-inflammatoire, propriété majeure selon la tradition aromathérapeutique : cette action est également décrite comme prépondérante dans la documentation de référence. La recherche moderne apporte un appui partiel : une étude sur modèle animal (souris) a mesuré une activité anti-inflammatoire et analgésique d’un extrait éthanolique de Commiphora myrrha, préparation de laboratoire distincte de l’extrait CO2 (Su et al., 2011), et une étude pilote chez l’être humain a testé un extrait standardisé en furanodiène (MyrLiq) pris par voie orale en gélules pendant 20 jours, avec une amélioration rapportée par les participants par rapport au placebo (Germano, Occhipinti, Barbero et Maffei, 2017). Ni l’une ni l’autre de ces études ne porte directement sur l’extrait CO2 vendu en boutique.
- Vulnéraire : la Myrrhe amère est traditionnellement utilisée pour favoriser la cicatrisation des plaies et des ulcères cutanés (Franchomme, Jollois, Pénoël, 2001), un usage cohérent avec la réputation ancienne de la Myrrhe pour les soins de la peau. Les essais cliniques contrôlés chez l’être humain sur ce point précis restent peu nombreux à ce jour.
- Hormon-like, thyréomodératrice et anaphrodisiaque, en usage traditionnel : la Myrrhe amère est traditionnellement décrite comme freinant l’activité thyroïdienne, d’où un usage traditionnel évoqué en cas d’hyperthyroïdie, et comme anaphrodisiaque, c’est-à-dire traditionnellement utilisée pour calmer une excitation sexuelle jugée excessive (Franchomme, Jollois, Pénoël, 2001). Ces indications relèvent de l’usage traditionnel et ne doivent en aucun cas remplacer un avis médical, en particulier pour toute question thyroïdienne.
Les ouvrages de référence rapportent aussi, pour la Myrrhe amère, des indications traditionnelles pour les diarrhées et dysenteries, les séquelles d’hépatites virales et la bronchite. Ces indications relèvent historiquement d’un usage par voie orale ou interne que la fiche produit actuelle déconseille désormais explicitement : elles sont mentionnées ici à titre informatif sur l’histoire de cette plante en aromathérapie, non comme un mode d’emploi à suivre sans encadrement professionnel.
En résumé, les propriétés anti-infectieuse, antivirale, anti-inflammatoire, vulnéraire, thyréomodératrice et anaphrodisiaque reposent d’abord sur l’usage traditionnel documenté par les ouvrages de référence en aromathérapie. Les études scientifiques disponibles apportent un éclairage complémentaire, mais concernent le plus souvent d’autres préparations que l’extrait CO2 vendu en boutique (huile essentielle distillée, extrait éthanolique, gélules standardisées), ce qui doit inciter à la prudence dans l’interprétation de leurs résultats pour ce produit précis.
Propriétés énergétiques
Dans le registre de l’aromathérapie traditionnelle et énergétique, la Myrrhe est associée depuis l’Antiquité à la méditation, au recueillement et à la traversée des périodes de deuil ou de transition. Elle est traditionnellement utilisée pour apaiser les angoisses profondes et favoriser un ancrage calme, en olfaction ou en diffusion. Cette dimension relève du savoir traditionnel en aromathérapie énergétique, non validée par des études scientifiques contrôlées, et doit être reçue comme telle.
Autres bienfaits
- Utilisée en cosmétique pour les peaux matures, sèches ou fragilisées, en dilution.
- Traditionnellement associée en synergie avec l’Encens, le Santal ou le Palo santo pour créer une ambiance propice au recueillement en diffusion.
- Utilisée en bain de bouche dilué pour le confort des gencives et des muqueuses buccales.
Utilisations pratiques
Confort buccal
En bain de bouche, diluée avec un dispersant et de l’eau tiède, associée à d’autres huiles essentielles, pour accompagner le confort des gencives. Ne jamais avaler.
Peaux fragilisées, irritées ou sèches
En application locale, diluée dans une huile végétale, sur les zones cutanées fragilisées.
Diffusion et méditation
Seule ou associée à l’Encens, au Santal ou au Palo santo, pour une ambiance dense et propice au recueillement.
Confort respiratoire
En friction diluée sur le thorax et le haut du dos, en usage traditionnel pour accompagner les catarrhes et les affections bronchiques.
Excitation jugée excessive, en usage traditionnel
En massage dilué du bas du dos et du bas-ventre, usage traditionnel rattaché à la propriété anaphrodisiaque décrite dans les ouvrages de référence.
Comment utiliser la Myrrhe amère ?
| Voie d’utilisation | Conseils pratiques |
|---|---|
| Voie cutanée | 1 à 2 gouttes diluées dans une huile végétale sur la zone concernée ; texture visqueuse à bien mélanger avant application. |
| Bain de bouche | 2 gouttes associées à d’autres huiles essentielles, diluées dans un dispersant et de l’eau tiède, sans jamais avaler. |
| Diffusion | Quelques gouttes seule ou en synergie, par sessions de 10 à 15 minutes. |
| Voie orale | Déconseillée pour ce produit. |
Synergies recommandées
Huiles essentielles et extraits associés
- Encens oliban (Boswellia carterii) : synergie classique pour la méditation et le confort respiratoire.
- Santal blanc (Santalum album) : pour approfondir la dimension apaisante et méditative en diffusion.
- Palo santo (Bursera graveolens) : pour une synergie boisée et recueillie.
- Tea Tree (Melaleuca alternifolia) : pour renforcer l’action anti-infectieuse en bain de bouche.
Huiles végétales associées recommandées
- Huile végétale de calophylle inophyle : pour son action circulatoire et apaisante complémentaire sur peau fragilisée.
- Huile végétale de rose musquée : pour son action réparatrice cutanée en cosmétique.
- Huile végétale d’amande douce : base neutre, adaptée aux dilutions courantes.
Précautions d’emploi
- Voie orale déconseillée pour ce produit.
- Déconseillée chez la femme enceinte et allaitante, par précaution.
- Texture visqueuse et collante : bien diluer dans une huile végétale avant toute application cutanée.
- Aucune contre-indication majeure connue par ailleurs aux doses physiologiques usuelles.
- Ne jamais utiliser en remplacement d’un traitement de la thyroïde suivi médicalement, malgré la réputation traditionnelle « thyréomodératrice » de cette plante.
- Éviter tout contact avec les yeux et les muqueuses.
- Conserver à l’abri de la lumière et de la chaleur, flacon bien fermé, hors de portée des enfants.
Composition biochimique
Selon les ouvrages de référence (Franchomme, Jollois, Pénoël, 2001 ; Baudoux, 2008), la composition biochimique de l’huile essentielle de Myrrhe amère obtenue par distillation est dominée par les sesquiterpènes non furaniques (élémènes, copaène), les sesquiterpènes furaniques et la fraction cétonique restant nettement minoritaires. Le fournisseur de l’extrait CO2 vendu en boutique ne détaille pas sa composition exacte poste par poste. Une étude isolée a par ailleurs mesuré, sur l’échantillon qu’elle a analysé, un profil différent, plus riche en furanoeudesma-1,3-diène (Marongiu et al., 2005), un résultat que ne confirment pas les ouvrages de référence en aromathérapie.
| Famille biochimique | Composés principaux (extrait CO2, données fournisseur) | Composés principaux (huile essentielle distillée, selon Franchomme et Baudoux) |
|---|---|---|
| Sesquiterpènes non furaniques | non détaillés par le fournisseur | alpha- et bêta-élémènes (29 %), alpha-copaène (10 %) |
| Sesquiterpènes et sesquiterpénones furaniques | isolindestrène, curzérène, lindestrène (proportions non précisées) | curzérène (0,1 %), curzérénone |
| Hydrocarbures | non détaillés par le fournisseur | 2-méthyl-5-isopropényl furane (4,5 %) |
| Cétones | non détaillées par le fournisseur | méthyl-isobutyl cétone (5,5 %) |
| Aldéhydes | non détaillés par le fournisseur | 3-méthyl-1,2-buténal (2,2 %) |
Cette variabilité de composition selon le procédé d’extraction et le lot n’est pas propre à la Myrrhe : elle concerne, à des degrés divers, toutes les oléorésines et gommo-résines aromatiques (encens, benjoin, myrrhe douce). Vérifier systématiquement la fiche technique du lot précis reste le seul moyen fiable de connaître sa composition exacte, en particulier pour l’extrait CO2 dont le fournisseur ne détaille pas les proportions.
Références bibliographiques
Ouvrages
- Franchomme P., Jollois R., Pénoël D., L’aromathérapie exactement, Éditions Roger Jollois, 2001.
- Baudoux D., L’aromathérapie : se soigner par les huiles essentielles, Éditions Amyris, 2008.
- Festy D., Ma bible des huiles essentielles, Éditions Leduc.
Études scientifiques (PubMed)
- Marongiu B., Piras A., Porcedda S., Scorciapino A., « Chemical composition of the essential oil and supercritical CO2 extract of Commiphora myrrha (Nees) Engl. and of Acorus calamus L. », Journal of Agricultural and Food Chemistry, 2005. PMID : 16190653
- Su S., Wang T., Duan J.A., Zhou W., Hua Y.Q., Tang Y.P., Yu L., Qian D.W., « Anti-inflammatory and analgesic activity of different extracts of Commiphora myrrha », Journal of Ethnopharmacology, 2011. PMID : 21167270
- Germano A., Occhipinti A., Barbero F., Maffei M.E., « A Pilot Study on Bioactive Constituents and Analgesic Effects of MyrLiq®, a Commiphora myrrha Extract with a High Furanodiene Content », Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine, 2017. PMID : 28626756
- Madia V.N., De Angelis M., De Vita D. et al., « Investigation of Commiphora myrrha (Nees) Engl. Oil and Its Main Components for Antiviral Activity », Pharmaceuticals (Basel), 2021. PMID : 33803165
- Batiha G.E., Wasef L., Teibo J.O. et al., « Commiphora myrrh: a phytochemical and pharmacological update », Naunyn-Schmiedeberg’s Archives of Pharmacology, 2022. PMID : 36399185
Foire aux questions
Dois-je acheter la Myrrhe amère (CO2) ou l’huile essentielle de Myrrhe classique ?
Les deux proviennent de la même plante, Commiphora myrrha, et partagent une grande partie de leurs usages traditionnels (peau, confort buccal, diffusion). Leur composition précise en sesquiterpènes furaniques (curzérène, lindestrène, furanoeudesma-1,3-diène) varie selon le procédé d’extraction et le lot ; les ouvrages de référence indiquent que ces composés restent minoritaires dans l’huile essentielle obtenue par distillation, la fraction sesquiterpénique non furanique (élémènes, copaène) étant la plus abondante. Pour connaître la composition exacte d’un lot donné, vérifiez la fiche technique fournie avec le produit.
Pourquoi la Myrrhe amère est-elle un « extrait » et non une « huile essentielle » ?
Parce qu’elle est obtenue par extraction au CO2 supercritique et non par distillation à la vapeur d’eau, procédé qui définit techniquement une huile essentielle. Le CO2 supercritique est un procédé d’extraction à basse température qui permet de recueillir des composés parfois différents ou dans des proportions différentes de ceux obtenus par distillation classique, tout en évitant l’exposition prolongée à la chaleur.
Quelle est la différence entre Myrrhe amère et Myrrhe douce ?
Ce sont deux résines différentes, issues d’espèces distinctes du même genre botanique Commiphora. La Myrrhe amère, décrite dans cette fiche, provient de Commiphora myrrha var. molmol. La Myrrhe douce, aussi appelée bisabol ou opoponax de Somalie, provient d’espèces voisines comme Commiphora erythraea ou Commiphora guidottii, avec une composition et des propriétés qui ne sont pas identiques. Le nom botanique complet permet de lever le doute.
Peut-on avaler la Myrrhe amère ?
Non, la voie orale est déconseillée pour ce produit, comme pour l’huile essentielle de Myrrhe classique. Les usages traditionnels par voie orale décrits dans certains ouvrages historiques ne concernent pas un usage domestique sans encadrement professionnel.
Combien de temps se conserve un extrait de Myrrhe amère ?
Correctement conservé à l’abri de la lumière, de la chaleur et de l’air, dans un flacon bien fermé, il se conserve en général jusqu’à 10 ans, la Myrrhe faisant partie des matières résineuses les plus stables dans le temps en raison de sa richesse en sesquiterpènes lourds peu volatils.