Blazei (Agaricus blazei)
Résumé : L’Agaricus blazei, surnommé « champignon du soleil » ou « champignon de Dieu » au Brésil où il a été découvert, est un proche parent du champignon de Paris, cultivé pour sa teneur exceptionnellement élevée en bêta-glucanes. Identifié scientifiquement à la fin des années 1960, il fait depuis l’objet d’un nombre important de travaux japonais et brésiliens sur son action immunostimulante, immunorégulatrice et sur son rôle d’accompagnement de la chimiothérapie. C’est l’un des champignons les plus documentés de la mycothérapie moderne pour le soutien du terrain de fond.
➤ Note : la mycothérapie relève du bien-être traditionnel et n’a pas vocation à se substituer à un traitement médical. Un avis médical reste nécessaire en cas de pathologie déclarée, de grossesse, d’allaitement, de traitement en cours ou avant toute automédication prolongée.
Tout savoir sur le Blazei – Navigation rapide dans l’article
- Qu’est-ce que le Blazei ?
- Bienfaits et propriétés
- Utilisations pratiques
- Comment utiliser le Blazei ?
- Synergies recommandées
- Précautions d’emploi
- Composition et principes actifs
- Références bibliographiques
- Foire aux questions
Qu’est-ce que le Blazei ?
Agaricus blazei Murrill (aujourd’hui souvent rattaché à Agaricus subrufescens Peck, son nom décrit antérieurement en 1893) est un champignon brun clair à beige, à chair ferme et au parfum d’amande caractéristique. Il a été localisé dans les années 1960 dans la Sierra de Piedade, dans l’État de São Paulo au Brésil, par Takatoshi Furumoto, qui l’a d’abord comparé au Matsutake japonais avant que le mycologue belge P. Heinemann ne le classe officiellement comme Agaricus blazei en 1967. Des études ultérieures ont montré que ce champignon brésilien et l’Agaricus subrufescens décrit bien plus tôt par le botaniste américain C. H. Peck étaient en réalité la même espèce.
Contrairement à la plupart des autres champignons médicinaux présentés sur ce site, le Blazei n’appartient pas à la tradition médicinale orientale ancienne : son usage thérapeutique est documenté depuis les années 1970-1980, essentiellement au Japon et au Brésil, où des études ont révélé une teneur en bêta-glucanes supérieure à celle du Reishi, du Maitake ou du Shiitake.
Bienfaits et propriétés
Propriétés principales
- Stimulation du système immunitaire. Le Blazei augmente le nombre et l’activité des macrophages et des cellules NK, la sécrétion d’interleukine 12 et la synthèse d’interféron gamma par les lymphocytes Th1, selon les sources de mycothérapie consultées pour cette fiche.
- Immunorégulation et action antihistaminique. Au-delà de la stimulation, le Blazei est décrit comme normalisateur de l’activité immunitaire, avec des résultats rapportés dans l’asthme induit chez l’animal et les terrains allergiques en général.
- Action antitumorale et accompagnement de la chimiothérapie. Les polysaccharides et protéoglycanes du champignon agiraient en synergie avec l’activité cytotoxique propre et l’activation des cellules NK. Le Blazei est traditionnellement présenté comme pouvant améliorer la tolérance à la chimiothérapie conventionnelle et réduire certains de ses effets indésirables, un usage qui doit rester un accompagnement encadré médicalement et non une alternative au traitement.
- Soutien hépatique. Une action protectrice contre l’hépatotoxicité d’origine chimique est rapportée, ainsi qu’un soutien de la récupération fonctionnelle en cas d’hépatite B (réduction des transaminases, de la bilirubine et de la ferritine après plusieurs mois).
- Action sur le métabolisme glycémique. Pour le diabète de type 1, une action immunorégulatrice protégeant les cellules bêta du pancréas est décrite chez l’animal. Pour le diabète de type 2, l’effet serait lié à la richesse en fibres et à une stimulation de la production d’adiponectine par les adipocytes, réduisant la résistance à l’insuline.
Autres propriétés rapportées
- Action antioxydante par la tyrosinase (qui favorise la production de mélanine et stimule le métabolisme mitochondrial via la coenzyme Q10) et par plusieurs enzymes propres au champignon (superoxyde dismutase, glutathion, catalases).
- Action hypotensive décrite, liée à la relaxation de la musculature artérielle par la tyrosinase.
- Propriétés chélatrices des métaux lourds et des toxiques, mentionnées par les sources de mycothérapie comme un axe d’intérêt pour les expositions environnementales professionnelles, sans qu’il s’agisse d’un usage validé par des essais cliniques.
Utilisations pratiques
Le Blazei est envisagé en cure de terrain chez les personnes présentant un déficit immunitaire, des allergies récidivantes, une candidose chronique ou un besoin de soutien hépatique. Il est également cité en accompagnement complémentaire des traitements de chimiothérapie, toujours en coordination avec l’équipe médicale et jamais en substitution.
Sur le plan métabolique, il peut être envisagé comme soutien du terrain chez les profils présentant une résistance à l’insuline, en complément des mesures hygiéno-diététiques de base.
Comment utiliser le Blazei ?
| Usage | Forme | Dosage indicatif |
|---|---|---|
| Soutien immunitaire de terrain | Extrait standardisé (gélule végétale ou extrait liquide) | Selon la concentration du produit utilisé, en cure de plusieurs semaines ; se référer à l’étiquetage du fabricant |
| Accompagnement complémentaire d’un traitement médical | Extrait standardisé | À discuter impérativement avec l’équipe médicale en charge du traitement |
Les extraits de Blazei du commerce varient en concentration et en procédé d’extraction : il convient de toujours respecter la posologie indiquée sur le produit utilisé.
Synergies recommandées
Autres champignons associés
- Maitake et Coprinus, cités en association avec le Blazei dans certaines formulations de mycothérapie orientées vers le soutien métabolique.
- Reishi et Shiitake, pour une synergie plus large sur le terrain immunitaire.
Précautions d’emploi
Un avis médical ou auprès d’un thérapeute est recommandé en cas de traitement médicamenteux en cours, de grossesse ou d’allaitement. L’administration chez l’enfant de moins de 6 ans doit faire l’objet d’un avis médical préalable. Le Blazei est déconseillé en cas d’allergie connue aux champignons.
Composition et principes actifs
Le Blazei est riche en bêta-glucanes, en protéoglycanes et en lipides comportant des phospholipides, de l’acide linoléique et de l’acide palmitoléique. Il contient également de l’ergostérol (précurseur de la vitamine D), des acides nucléiques, du glucomannane et divers stérols. Sa teneur en tyrosinase, enzyme rare chez les champignons médicinaux, est régulièrement mise en avant comme une de ses particularités.
Références bibliographiques
Ouvrages
- Mirre Gavalda, Juan Carlos ; Fernández de Ana Portela, Catalina. 12 champignons médicinaux. Hifas da Terra, 3e édition, 2016.
- Hobbs, Christopher. Medicinal Mushrooms: An Exploration of Tradition, Healing, and Culture. Botanica Press.
Foire aux questions
Le Blazei peut-il remplacer une chimiothérapie ?
Non. Les données disponibles portent sur un rôle d’accompagnement potentiel de la tolérance au traitement, jamais sur une alternative à la chimiothérapie elle-même, qui doit toujours être suivie selon les indications de l’équipe médicale.
Quelle est la différence entre le Blazei et l’Agaricus (champignon de Paris) ?
Le Blazei (Agaricus blazei, dit champignon du soleil) et l’Agaricus bisporus (champignon de Paris) sont deux espèces distinctes du même genre. Le Blazei se distingue par sa teneur en bêta-glucanes nettement supérieure et par un usage historique plus récent et plus ciblé sur le soutien immunitaire, alors que l’Agaricus bisporus est avant tout un champignon alimentaire aux propriétés complémentaires plus modestes.
Le Blazei convient-il en cas d’allergies ?
Son action immunorégulatrice est décrite comme utile dans certains terrains allergiques, mais toute personne allergique aux champignons doit s’abstenir de le consommer, et un avis médical reste recommandé en cas de terrain allergique complexe.