Mercredi, une partie du soleil disparaîtra en plein jour. Pour la première fois en France depuis 1999, une éclipse solaire totale traversera l’Europe, visible chez nous sous forme partielle, jusqu’à 99% de couverture selon les régions.
Ce spectacle rare fascine, à raison. Mais chez certaines personnes, il déclenche aussi une anxiété diffuse, difficile à nommer, qui n’a rien d’irrationnel. Une étude publiée dans les années 1980 a mesuré, chez des patients suivis en psychiatrie, une hausse de la prolactine, une hormone sensible au stress, pendant et juste après une éclipse totale, associée à des changements de comportement transitoires. Le psychiatre russe Vladimir Faïnzilberg observe le même type de réaction chez des personnes sans antécédent particulier, qu’il explique par un mécanisme ancien : l’obscurcissement brutal du jour bouscule des repères que notre système nerveux associe depuis toujours à la sécurité de la lumière.
Rien d’alarmant dans cette sensation, si elle survient. C’est une réponse physiologique normale à un changement rapide et inhabituel de l’environnement, pas un signal d’alerte sur votre santé.
Si vous savez que vous êtes sensible à ce type de bascule, quelques précautions simples aident à traverser le moment sereinement. S’hydrater correctement avant et pendant l’événement. Éviter de rester seul si l’anxiété est déjà un terrain connu chez vous. Et privilégier, ce jour-là comme les autres, un accompagnement doux du système nerveux plutôt qu’une réaction dans l’urgence.
Le bourgeon d’aubépine, en gemmothérapie, reste ma valeur sûre pour ce type d’anxiété passagère. En complément, une brumisation d’hydrolat de lavande fine sur le visage et la nuque apaise l’instant, en usage ponctuel, sans dépendance ni accoutumance.