Description
Caractéristiques techniques
- Désignation : Huile végétale de bancoulier
- Nom scientifique : Aleurites moluccana
- Organe producteur : Graines
- Famille botanique : Euphorbiacées
- Culture : Traditionnelle
- Pays de provenance : Malaisie
- Qualité : 100% pure et naturelle
- Contenance : 50 ml
- Densité à 20°C : 0,926
- Indice de réfraction : 1,472
- Indice iodine : 161,0 gI2/100g
- Valeur de saponification : 192,0 mgKOH/g
Présentation générale
Le bancoulier (Aleurites moluccana) est un grand arbre de la famille des Euphorbiacées, originaire d’Asie du Sud-Est et d’Océanie, largement naturalisé dans les régions tropicales. Ses graines, enveloppées dans une coque dure, contiennent une amande très riche en lipides. L’huile qui en est extraite est utilisée depuis des siècles en Polynésie, en Indonésie et à Hawaï, où le bancoulier est connu sous le nom de kukui et constitue l’emblème végétal officiel de l’État d’Hawaï. Cette huile se distingue par sa richesse exceptionnelle en acides gras polyinsaturés, notamment en acide alpha-linolénique (oméga-3), ce qui la place parmi les huiles végétales les plus siccatives. Données issues du certificat d’analyse lot HV24037, Pierre Franchomme Lab [1].
Composition
Données issues du certificat d’analyse lot HV24037, Pierre Franchomme Lab.
Ce qu’elle contient
Cette huile présente un profil lipidique dominé par les acides gras polyinsaturés. L’acide linoléique (oméga-6) représente 35,4% de la composition, l’acide alpha-linolénique (oméga-3) 25,7% et l’acide oléique (oméga-9) 25,8%. Les acides gras saturés sont minoritaires : acide palmitique à 7,8% et acide stéarique à 4%. L’indice iodine élevé (161 gI2/100g) confirme le caractère très polyinsaturé de cette huile, ce qui en fait une huile dite siccative, à utiliser en quantité raisonnée sur la peau. La valeur de peroxyde (1,6 mEqO2/kg) et la valeur acide (0,2 mgKOH/g) témoignent d’une fraîcheur et d’une qualité satisfaisantes au moment de l’analyse.
Propriétés
Ce que la science a étudié
La teneur en acide alpha-linolénique (oméga-3) et en acide linoléique (oméga-6) confère à cette huile un profil lipidique proche de celui de la membrane cellulaire cutanée. Des études ont documenté le rôle de ces acides gras essentiels dans le maintien de la barrière cutanée et dans la régulation de la desquamation [2]. Le rapport oméga-6/oméga-3 de cette huile (environ 1,4/1) est favorable au regard des recommandations nutritionnelles actuelles sur l’équilibre des acides gras essentiels [3]. Les données scientifiques spécifiques à l’huile d’Aleurites moluccana appliquée par voie cutanée restent limitées.
Ce que la tradition retient
En Polynésie et à Hawaï, l’huile de kukui est utilisée depuis des générations en application cutanée, notamment pour protéger la peau des effets du soleil, du sel et du vent. Les noix de bancoulier servaient également à l’éclairage traditionnel, d’où son nom anglais de “candlenut” (noix-chandelle). Son usage cosmétique s’est ensuite étendu aux soins capillaires, pour lesquels elle est reconnue dans les traditions polynésiennes.
Utilisations pratiques
En soin du visage
2 à 3 gouttes appliquées sur le visage légèrement humide, matin ou soir. En raison de son caractère siccatif, elle pénètre rapidement sans laisser de film gras. À utiliser seule ou en mélange avec des huiles moins siccatives (noisette, abricot) pour moduler le toucher selon le type de peau.
En support d’huiles essentielles
Bonne huile de base pour la dilution des huiles essentielles destinées aux soins du visage et du corps, grâce à son toucher sec et sa pénétration rapide. Diluer les huiles essentielles à 2-3% maximum (4 à 6 gouttes pour 10 ml).
En soin capillaire
Quelques gouttes en masque avant-shampoing ou en sérum de finition sur les pointes. Convient aux cheveux secs et abîmés.
Précautions et contre-indications
- Tenir hors de portée des enfants
- En raison de sa richesse en acides gras polyinsaturés, cette huile est sensible à l’oxydation : conserver au réfrigérateur après ouverture, à l’abri de la lumière et de la chaleur
- Utiliser de préférence dans les 6 mois après ouverture
- Un changement d’odeur (rance) indique une oxydation : ne plus utiliser
- En cas de réaction cutanée, cesser l’utilisation et consulter un médecin
- Usage externe uniquement dans ce cadre d’utilisation cosmétique
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une huile siccative et pourquoi est-ce important ?
Une huile est dite siccative lorsqu’elle contient une proportion élevée d’acides gras polyinsaturés, qui s’oxydent au contact de l’air pour former un film solide. Cette propriété explique pourquoi l’huile de bancoulier pénètre rapidement dans la peau sans laisser de résidu gras persistant. C’est un avantage pour les peaux mixtes à grasses ou pour une utilisation sur le visage. En revanche, cette même sensibilité à l’oxydation impose des précautions de conservation strictes.
Peut-on confondre le bancoulier avec d’autres huiles exotiques ?
L’huile de bancoulier est parfois confondue avec l’huile de kukui, qui est en réalité la même huile sous son nom polynésien. En revanche, elle ne doit pas être confondue avec l’huile de tamanu (Calophyllum inophyllum), autre huile polynésienne aux propriétés et à la composition très différentes.
Sources
- [1] Certificat d’analyse lot HV24037, Pierre Franchomme Lab
- [2] Ziboh V.A. et al., Archives of Dermatology, 2000
- [3] ANSES, Actualisation des apports nutritionnels conseillés pour les acides gras, 2011
Mention légale
Les informations contenues dans cette fiche sont données à titre informatif et éducatif. Elles ne constituent pas un avis médical et ne sauraient se substituer à une consultation auprès d’un professionnel de santé qualifié. L’huile végétale de bancoulier est un produit cosmétique. Son usage thérapeutique relève de la compétence exclusive d’un médecin ou d’un pharmacien.

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